Votre blog est une petite thérapie, pendant 40 ans j’avais tourné la page et voilà que tout ressurgit. Pas question de jouer à radio nostalgie mais de tirer les grandes lignes du passé.
J’avais 16 ans à mon arrivée au GUE en 1966. Heureux de quitter le milieu familial qui était autoritaire et étouffant (avant 1968 !!). Trois années formidables dans un cadre de verdure, un parc, une forêt et un canal qui nous permettaient de rejoindre CONGIS lorsque nous faisions le « mur ».Nous vivions nous aussi au « château » certes pas celui de la Star AC…., mais nous avions fait des caves, notre refuge, elles étaient l’emplacement des clubs loisirs. Les anciens salons étaient notre cantine, le perron, le lieu de rassemblement pour écouter la bonne parole du Sur-Gé. LEGRAND, les combles où se trouvait l’infirmerie, servaient parfois à sécher les cours. Notre vie était rustique dans les vieux bâtiments dortoirs et ateliers. L’argent de poche était rare, nos besoins étaient simples : un petit poste radio « transistor » pour écouter « salut les copains » et en mai 1968 « les évènements politiques », boire quelques pots et acheter nos « gauloises » au bar de CONGIS, cigarettes qui nous servaient de monnaie lors de nos parties de poker.Que reste-t-il de la formation des sections staff, céramique et peinture décoration de notre époque ? Combien d’entre nous ont exercé ce métier à la sortie du GUE ?Il serait intéressant de le savoir et de le mettre sur votre blog.A titre d’exemple : La filière céramique connaissait déjà de gros problèmes de débouchés, on ne parlait pas d’Europe ni de mondialisation à ce moment là. L’industrie française se transformait, les artisans disparaissaient faute de moyens financiers pour se moderniser. Les fours à bois ne suffisaient plus. Seul l’artisanat avec décor main se tirait d’affaire, il fallait savoir décorer et savoir modeler.Un pauvre modeleur céramiste sans pinceau ne valait pas grand chose sur le marché de l’emploi.Les demandes de stages pendant les vacances scolaires dans les grandes entreprises restaient sans réponses. Le seul d’entre nous qui avait trouvé un job d’été chez un artisan s’appelait GARCIA, à la rentrée scolaire, il était heureux de nous retrouver car il avait passé deux mois à faire de la « barbotine » payée 400 fr. . Cet été là, j’avais trouvé un job de gardien de terrain de camping payé 600 fr par mois, à l’époque c’était une cagnotte pour l’hiver.
A la sortie du GUE en 1968, je suis allé pendant un an et demi au lycée technique de Vierzon en seconde spéciale, toujours en spécialité céramique, ce qui m’a permis d’améliorer l’enseignement général et la technique du métier, mais je ne voyais vraiment pas la finalité de cette formation et le moyen de gagner correctement ma vie.J’ai donc décidé le 30 décembre 1969 de franchir le pas et de partir pour une aventure qui allait sans le savoir durer 35 ans. La vie militaire commençait.La formation a été continue durant toutes ces années. Il a fallu faire et défaire en permanence et se remettre en cause à chaque fois. Ecoles, stages, examens, progression continue dans les emplois tenus, formation personnelle, endurance à l’effort surtout chez les parachutistes, vie sur le terrain, sport, missions, voyages et par-dessus tout discipline personnelle ont été le lot quotidien de cette vie.Rien n’a été facile, tout a été difficile mais je ne regrette rien de toutes ces années et de mon choix.
Le GUE reste le départ d’une vie communautaire que je n’ai pas oubliée et que j’ai connue tout au long de ma vie professionnelle.
AVIS DE RECHERCHE 1966/1967/1968
• JATTIOT François (dit François les bas bleus)(NANCY) section peinture déco
• SIMONIN Christophe (dit le technicien il démontait tout en radio) (METZ) section staff
• BOUCHER Robert (super mec qui faisait craquer la prof de maths) (Morlaix) section staff
• Et tous ceux que je n’ai pas oubliés
Message aux deux lorrains : A vous qui me parliez de votre beau pays de l’Est de la France que je ne connaissais pas encore : de la neige, de la St-Nicolas de Gérardmer et des Vosges, je peux vous dire que je me suis rattrapé car j’ai servi pendant près de 20 ans dans cette région et que je me suis marié avec une lorraine.
Un simple message suffirait sur mon mail pour donner des nouvelles: dominique.hauguel814@orange.fr
AMITIES A VOUS ET BON COURAGE AUX NOUVELLES GENERATIONS
































































































